Mardi 13 décembre 2011
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18:28
MŒURS, SOCIETE, ECONOMIE ET
BALIVERNES ELECTORALES
Prostitution proxénétisme et
économie sociétale.
Nous revenons sur le récent dossier paru dans le « France-Antilles »
du 10 décembre 2011 dans lequel sont pointés du doigt un certain nombre de faits dit de société. La Martinique n’échappera pas à la règle, il fallait que tôt ou tard ce secteur d’activité (que
sont les commerces liés au sexe) trouve existence légale dans tous les sens du terme. Les institutions, les médias et la police cherchent à nous orienter vers un aspect embrouillé du
problème.
Ils cherchent à nous
couillonner.
Il n’a jamais été question de combattre la prostitution, chose impossible pour
la bonne raison que ce fléau des temps anciens et modernes a toujours fait partie du décor parce que nécessaire en toutes sociétés humaines. D’un point de vue moral, c’est de la débauche, mais en
considérant les réalités sociétales martiniquaises actuelles, c’est du travail dissimulé, Les revenus non déclarés des filles étrangères repartent, tan disque ceux des prostituées martiniquaises
sont domiciliés au pays.
Une véritable guerre
économique se déroule sous couvert de prostitution
Durant les années 70 nous avons connu les « points chauds de fort de
France » que constituaient les quartiers de Morne Pichevin, Sainte-Thérése, Bord de canal, carénage…avec les premières vagues de filles originaires d’Haïti, et Saint Domingue. Hors tout
contrôle les réseaux prospéraient à la vue de tout le monde. La femme martiniquaise aussi impliquée dans ces réseaux avait ses repères et ses
zones, véritables chasse-gardées, dans cette mangrove nocturne dans les secteurs de la ville. Une politique de la ville avait mis à mal l’activité. La Martinique perd pieds aujourd’hui dans tous
les compartiments au quotidien. Il convient de jeter un œil autre sur la question. Qui contrôle qui et quoi, pour qui ? Les
martiniquaises ont disparu des trottoirs de la ville capitale parce qu’elles n’ont pas su s’adapter à "l’offre et à la demande". Il y a eu des mortes, des disparues et des repenties. Et
puis, cette femme martiniquaise de répondre : « nou pou mèt lakay nou ». 30 ans après la femme martiniquaise revient avec dans
ses bagages d’autres arguments de choc. (Crise économique, la relation homme – femme bat de l’aile, L'argent facilement gagné, la liberté sexuelle, et les possibilités qu’offrent les réseaux
sociaux lesquels constituent le nouvel univers des foyers mono parentaux). Certaines n’aiment pas trop la dénomination de prostituées car notre société est plus complexe, les
femmes de Martinique y basculent sans se considérer comme étant des prostituées de fait.
Et pourtant…On pourrait et on serait tenter de dire que nous n’avons pas cette
culture de se vendre sexuellement. Faux !!!Je vous renvoie à l’histoire de SAINT-PIERRE avant les éruptions de la montagne pelée. C’est ce « grand-saint-pierre que vont tenter de
remettre d’actualité des politiciens de Martinique avec tout ce que cela implique. Il ne saurait avoir de tourisme industrialisé sans prostitution masculine ou féminine. Détrompez, vous les touristes ne viennent pas tous pour visiter nos marchés. Les politiques publiques ont largement intégré avec des mots savants bien sûr, la
question.
3000,
4000, 5000 euros en une soirée.
Pour un petit réseau de 2 filles c’est rien du tout. Les passes les moins chères
vont de 20 euros à 50 euros à raison de 08 heures/nuit, pour 6 mn de sensation. Faites le calcul.
Aujourd’hui les martiniquaises proposent la sécurité et la tranquillité de leur
propre appartement de jour comme de nuit, le combat des trottoirs étant trop périlleux et trop visible. Avec, ou sans enfant à proximité le commerce du sexe à la mode martiniquaise évolue, ça
prend la forme de couples qui se font et se défont, quoi de plus naturel ! Les sociétés d'HLM ferment les yeux sur la question. A la moindre alerte, ces mères qui se prostituent sont vite
informées des descentes de police avant que celles-ci aient lieu.
Pour preuve cette mère de deux enfants de la tour GERMAINE à Godisssard après
une nuit bien "agitée" clôture en vendant ses charmes à ce fonctionnaire de police qui frappe à sa porte vers les 3 heures du matin. Plusieurs
discothèques des environs travaillent en partenariat avec les réseaux. L’économie du sexe est réalisée en appartement dans le privé, celle ci demeure impossible à investiguer y compris avec
les nuisances de santé publique.
Le
discours électoral
C’est à ça que nous avons eu droit avec le dossier paru dans le France Antilles
du 10/12/11. Les riverains ne se plaignent pas de l’activité, mais des nuisances ;(sonores, aller et venus, délinquance générée. Etc.)Il y a bien longtemps que ce mode de vie est entré dans
nos mœurs. Arrêter l’hypocrisie. Notre pays ne produit pas de richesse intérieur, (PIB) nous n’avons pas
d’économie d’exportation propre, (les richesses d’exportation appartiennent aux familles des colons. Le monde des « adultes » fait une fixation sur les jeunes afin de se
donner bonne conscience c’est tout. Les adultes martiniquais ne sont pas des models sans tache, enchouquez ça dans vos têtes. La colonisation c’est ça aussi, le bordel dans chaque foyer, dans la
politique, arrêtez vos pleurnicheries de vierges effarouchées.
Hommes ou femmes, personne n’a le monopole de ce commerce. Que direz vous quand
d’autres (qui pratiquent mais dans les salons des night-clubs) se mettront à revendiquer. (Asiatiques, Brésiliennes, st- Luciennes, françaises, colombiennes)
L’état français avait fermé les « maisons closes » sous la pression des lobbies féministes et de certains parlementaires rigoureux sur la
question.
On dit que les proxos ou les prostituées sont apolitiques, cependant
leurs votes sont de gauche pour
ceux ou celles qui aiment les stats. (La morale chrétienne exprimée par la droite feint de désapprouver tout
ça).
Aujourd’hui il faut rouvrir les maisons closes le débat est lancé, changement de
politique, changement de programme. Il faut récupérer ces milliards d’euros qui se baladent à la barbe de nos décideurs et du législateur. (Sur internet comme sur les trottoirs). Le « meilleur » est à venir, il est devant nous. En Martinique il serait
bon de savoir qui , du privé, de l’état, ou de la ville remportera le jackpot. En somme qui sera le proxénète légal !
sa moun ka di(comm's)