La réponse est, NON!
Celà supposerait un projet programme sur la base d'un contre pouvoir politique déjà en vigueur dans la colonie, une contre culture ce qui impliquerait une culture distincte de la "créolité" des Malsa et des békés-colons. Un contre pouvoir politique qui s'imposerait et non qui attendrait que le "maître" chie dans la gueule de ces fameux patriotes des articles (73..74) leur faisant croire que l'heure de la liberté avait sonné.
D'autre part un camp patriotique regrouperait des partis patriotes. ce n'est pas le cas actuellement. Tous les gens sincèrement anti colonialistes n'ont pas rejoint la brouillabaisse créole des MIM, PALIMA, MODEMAS, RDM, PC,CNCP...etc. Dès l'arrivée d'A.Marie-jeanne à la région l'ensemble des anticolonialistes avait compris ses manoeuvres de capitulation face au pouvoir central. Ce que nous craignions se mit en place à savoir un moratoire bis beaucoup plus pernicieuse que celui de feu, A. CESAIRE. Aujourd'hui un conglomérat de petits bourgeois totalement désintéressés par la question coloniale, méprisant le peuple, s'auto-proclamant patriotes accentuent l'abrutissement des afrodescendants de ce pays. C'est ainsi que à longueur de temps sur leur "radio" vous entendez cette litanie: "nou paka goumen, nou pa rasis, nou paka mété bonm, nou pani san anlè lanmen nou, gwadloupéyen téka mété bonm, chak moun monté radio-yo, bétjé -a sé bopè nou, man sé an yich bétjé, lè ni twop lajan fôk ritounen 'y ba papa lafwans pou'y wè nou sa jéré bitasyon-a". Enfin le dirigean du MIM lui même colon, et fils de colon est "propre pur et blanc comme neige". Nous disons, ça suffit! finie la plaisanterie de mauvais goût que vous semez sur le berceau de notre futur. Nous sommes des damnés enragés, prenez garde, c'est terminée la plantation de "papa" et des zoreils. Bouges toi de là colon! Nous sommes les "épaves" humains de la rue et des déshérités hurbains, zombis errants, surdiplômés du chômage institué. notre patrie s'appelle: SURVIE
Martiniquais, cherchez et interrogez vous, des organisations anticolonialistes, telles, le PKLS, le GRS, COMBAT OUVRIER et tous ceux qui éparses ou oeuvrant dans la formation et l'éducation politique des martiniquais (tanbou-ka-matnik) n'ont pas fait allégeance au MIM, ni même à sa garde rapprochée de "béni-oui-oui". Le système électoral a été mis en place dans la colonie pour des raisons purement stratégiques. Dès lors que l'on y participe on le cautionne, on le valide pour en faire soit, un instrument pour conquérir des positionnements égocentriques et satisfaire ses appétits et soifs de pouvoir ou si l'on est un patriote on l'utilise comme levier-instrument (sachant ses limites) pour renforcer les défenses de sa communauté. Malheureusement d'impostures en badjolaj les pseudos patriotes ont fait mains basses sur ce système pour faire gagner du temps au colonialisme français afin de parfaire la domination des féodaux de la profitation sur les masses pauvres du pays. Voilà une part de notre réalité coloniale dépeinte en cette période de célébration de la révolution anti-esclavagiste de mai 1848 en martinique. Ouvrez grand les yeux et admettez une fois pour toutes que nous devons mettre un terme à çà. A ce carnaval électoral là, nous allons nous y abstenir et profiter du temps qu'il fera pour nous occuper de choses plus urgentes pour nous, pour nos voisins, pour notre famille. Et puis qu'importe "la liberté" liberticide de ton programme, colon; car nous sommes morts depuis 1635.
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